Anselin Garnéro

Bien qu’au moins trentenaire, le gendarme Anselin Garnéro est né très exactement le 4 juillet 2002… lorsque j’ai écrit les premiers mots de mon premier manuscrit. Au contraire de certains autres personnages, allez savoir pourquoi, le nom de « Anselin Garnéro » m’est apparu dans l’esprit en une fraction de seconde. Il était donc inscrit, quelque part dans mon esprit, que mon premier personnage principal devait porter ce nom-là ! 

Malgré les nombreuses heures que j’ai passées en compagnie d’Anselin, il ne m’est jamais venu à l’esprit de lui demander s’il aimait son propre nom… ou pas ! 

Lorsque vous créez un personnage, naturellement, des lieux, des souvenirs, des personnes, des attitudes, prennent vie avec lui. Dans mes pensées, j’ai toujours imaginé qu’Anselin Garnéro avait une bonne trentaine d’années. Je dirais entre 35 et 38 ans. 

Physiquement, je ne sais fichtrement pas à qui il peut bien ressembler. Je préfère laisser aux lectrices et aux lecteurs le soin de se l’imaginer eux-mêmes. Il s’agit là d’une liberté qui doit être gardée du côté du lectorat. Je ne suis pas là pour imposer mes vues ! Tout ce que je peux vous dire est qu’en créant Anselin Garnéro, c’est plutôt ce qu’il dégageait qui m’a conduit à lui inventer son histoire, ses rapports avec les gens (victimes comme criminels ou simples citoyens). Sa vie s’est aménagée par rapport aux situations dans lesquelles je le plongeais pour les besoins de mes intrigues.

En deux mots, Anselin Garnéro est un homme meurtri. La vie ne lui a pas toujours fait de cadeau, au point que cela le rend méfiant devant toutes les beautés de ce monde. Le fait qu’il côtoie au quotidien la lie de la société ne lui permet aucune sérénité dans ses sentiments. De temps en temps, je surprends Anselin Garnéro à envier la population qui évolue dans une certaine insouciance ; cette fameuse insouciance qui permet à tout un chacun de vivre chaque jour selon une certaine légèreté, une tranquillité d’esprit bienfaitrice permettant de vivre les bons moments sans arrière pensée, sans pensée négative que tout peut s’arrêter et devenir cauchemardesque en une fraction de seconde.